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L'industrie du rapt r�siste aux coups de boutoir des autorit

 
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Mana



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MessagePost� le: Sam F�v 24, 2007 5:20 pm    Sujet du message: L'industrie du rapt r�siste aux coups de boutoir des autorit R�pondre en citant

L'industrie du rapt r�siste aux coups de boutoir des autorit�s de Bogota
LE MONDE | 23.02.07 | 14h00 � Mis � jour le 23.02.07 | 14h00
BOGOTA CORRESPONDANTE


Faites le 165" : � Bogota, ce num�ro de t�l�phone, disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre, permet de d�noncer � la police un enl�vement ou de donner des informations susceptibles de retrouver une personne enlev�e. Dans les zones rurales, "faites le 147" pour joindre l'arm�e. Trente-trois groupes d'�lite anti-enl�vement, les "Gaulas", couvrent l'ensemble du territoire colombien. Il en co�te 15 millions de dollars par an au contribuable.

"Aucun Etat au monde n'a fait autant que la Colombie pour lutter contre les prises d'otage", affirme Francisco Santos. Vice-pr�sident de la R�publique, il dirige le Conseil national contre les enl�vements, qui coordonne les institutions impliqu�es, de l'arm�e au parquet. Avec des gu�rillas d'extr�me gauche, des milices paramilitaires d'extr�me droite et des d�linquants, l'enl�vement est devenu un fait de soci�t�.

Journaliste de profession, Francisco Santos a lui m�me pass� huit mois menott� sur une paillasse en 1990. A son avis, "la r�duction du nombre d'enl�vements est un des succ�s de la politique s�curitaire" du pr�sident Alvaro Uribe (droite). Selon les chiffres officiels, 687 cas ont �t� enregistr�s en 2006, contre 3 572 en 2000. En mati�re d'enl�vement contre ran�on, le gouvernement revendique une r�duction de 83 % en quatre ans. 452 s�questr�s ont �t� lib�r�s par l'action de la force publique ces trois derni�res ann�es.

"Il est cynique de crier victoire alors que certains otages politiques aux mains de la gu�rilla s'appr�tent � passer leur dixi�me anniversaire en captivit�", r�plique Alfredo Manrique, un ing�nieur qui a pass� dix-huit mois aux mains des Forces arm�es r�volutionnaires de Colombie (FARC, extr�me gauche). La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt est prisonni�re des FARC, au fond de la for�t, depuis cinq ans.

"Les statistiques ne prennent en compte que les enl�vements qui ont �t� d�nonc�s aux autorit�s, note Hugo Pineda, dont l'association Pais Libre offre conseils juridiques et soutien psychologique aux proches des victimes. Souvent, les familles n'osent pas porter plainte, par peur ou parce que les ravisseurs les menacent de tuer la personne enlev�e si elles le font."

Selon l'association, 30 % des cas d'enl�vements ne sont jamais rapport�s aux autorit�s. Ricardo Cadena, directeur du Fonds pour la d�fense de la libert� personnelle au minist�re de la d�fense (Fondelibertad), conteste cette appr�ciation. "Gr�ce � la politique de s�curit� d�mocratique, les citoyens font aujourd'hui confiance aux autorit�s", assure-t-il.

Les modifications dans le d�compte des enl�vements brouillent aussi la perception. "Pendant longtemps, les statistiques �taient tenues de mani�re fort peu rigoureuse, admet Roberto Prieto, de Fondelibertad. Aujourd'hui, seuls les enl�vements qualifi�s comme tels par un juge d'instruction sont pris en compte." Jusqu'� une date r�cente, des probl�mes de garde d'enfants chez les couples divorc�s �taient � l'occasion enregistr�s comme des enl�vements, ce qui contribuait � gonfler les statistiques.

Le principal succ�s de la politique s�curitaire du pr�sident Uribe est d'avoir s�curis� les axes routiers. Il n'y a plus de "p�ches miraculeuses", ces barrages mont�s par la gu�rilla sur une route pour embarquer les propri�taires des v�hicules les plus luxueux. Restent les "enl�vements s�lectifs". Les commer�ants, les agriculteurs et les moins de 18 ans sont les plus vis�s. Le temps de captivit� et le montant des ran�ons tendent � diminuer. La gu�rilla n�gocie rarement un s�questr� � moins de 500 millions de pesos (170 000 euros), mais les d�linquants peuvent kidnapper pour moins de 10 millions de pesos (3500 euros).

"L'enl�vement est une op�ration facile qui requiert une logistique minimum : le vrai probl�me, pour les criminels, est de garder les s�questr�s", affirme M. Manrique. La d�linquance est plus vuln�rable � l'action de la force publique que la gu�rilla, qui dispose dans le maquis de toute une infrastructure pour garder ses otages. Des accords sont � l'occasion pass�s entre voyous et gu�rilleros. Les premiers "revendent" leurs proies aux seconds.

"Si la famille d�nonce imm�diatement un enl�vement, nous mettons en place un dispositif d'intervention rapide tr�s efficace, avec barrages routiers et interceptions t�l�phoniques", explique le capitaine Vasquez, du "Gaula" de Bogota. Une fois que la personne enlev�e est emmen�e dans le maquis, ses chances d'�tre lib�r� diminuent.

"Il est beaucoup plus difficile d'intervenir en for�t ou en montagne qu'en ville, confie le capitaine. La gu�rilla maintient plusieurs anneaux de s�curit� et mine le terrain. La seule fa�on d'approcher un camp est en h�licopt�re." Ce qui laisse aux gu�rilleros le temps de s'enfuir avec leur otage. Ou de le tuer.

Marie Delcas
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BERNARDO
Invit�





MessagePost� le: Sam D�c 15, 2007 6:51 pm    Sujet du message: dossier documentation R�pondre en citant

Dans le cadre de la mise � jour d'un dossier � anti rapts/enl�vements/kidnapping �, pour une "soci�t� conseil" :
Pouvez-vous, afin de minimiser ce risque, en fonction de votre v�cu, votre exp�rience, d�finir des r�gles ou exprimer votre sentiment.
Par exemple, � l�aide de cas concrets mettant en �vidence des environnements pouvant pr�senter des risques importants pour la s�curit� d�une personne (morale ou physique).
Vos suggestions en terme de mesures pr�ventives participeront au plan d'action anti-rapts de ce dossier, et, le cas �ch�ant trouver une application concr�te.
Merci de votre participation � cette recherche documentaire.
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