Voir le sujet pr�c�dent :: Voir le sujet suivant |
Auteur |
Message |
Mana
Inscrit le: 07 D�c 2005 Messages: 172
|
Post� le: Jeu Oct 04, 2007 2:04 am Sujet du message: Le fant�me d'Escobar hante le pr�sident colombien |
|
|
LE MONDE | 03.10.07 | 14h59 � Mis � jour le 03.10.07 | 14h59
BOGOTA CORRESPONDANTE
Tr�s belle, un temps tr�s riche, Virginia Vallejo raconte aujourd'hui ses m�moires et ses amours avec Pablo Escobar. Elle affirme que son amant, roi des rois de la coca�ne et grand patron du cartel de Medellin tu� en 1993, comptait parmi ses amis un certain Alvaro Uribe, devenu depuis pr�sident de la Colombie.
Le chef de l'Etat a imm�diatement r�agi. "Je n'ai jamais �t� l'ami de Pablo Escobar, m�me quand cela �tait � la mode", pr�cisait, lundi 1er octobre, un bref communiqu� officiel. Mardi 2 octobre, le pr�sident s'est fait v�h�ment. A la radio, il a accus� Gonzalo Guillen, correspondant du Nuevo Herald (Miami Herald) � Bogota, d'avoir pr�t� � Mme Vallejo sa plume de "calomniateur professionnel" qui a consacr� sa vie "� l'injure et � la diffamation". Le journaliste du quotidien am�ricain a demand� � M. Uribe de rectifier ses propos et menac� de porter plainte.
Le pr�sident colombien a des raisons d'�tre susceptible. La semaine derni�re, son cousin germain, le s�nateur Mario Uribe, a �t� inculp� pour complicit� pr�sum�e avec les groupes paramilitaires, tr�s li�s au narcotrafic. En outre, le conseiller pr�sidentiel, Jose Obdulio Gaviria, est un cousin germain de Pablo Escobar.
Diva de la t�l�vision dans les ann�es 1980, Virginia Vallejo raconte que le chef du cartel de Medellin "idol�trait" Alvaro Uribe. Elle-m�me trouvait le jeune homme tr�s sympathique. "Un des rares amis de Pablo qui ait une t�te d�cente", �crit-elle dans son ouvrage intitul� Amando a Pablo, odiando a Escobar ("Aimer Pablo, ha�r Escobar").
La ma�tresse du mafioso s'y interroge : "Je demande comment fait Pablo pour avoir des pistes et des avions � lui, pour sortir du pays des tonnes de coke, pour importer en contrebande des girafes, des �l�phants, des containers et des bateaux de six m�tres de haut." On lui r�pond : "Pablo est le plus riche de tous parce qu'il est le plus fut�. Il a un type � lui � la direction de l'aviation, un jeune gars, fils d'un des premiers narcos, un certain Uribe... Alvaro Uribe, je crois."
Directeur de l'aviation civile entre 1981 et 1983, M. Uribe a �t� soup�onn� d'avoir octroy� aux narcos de Medellin des dizaines de licences pour la construction de pistes d'atterrissage et pour de petits avions. "Mon passage � la t�te de l'aviation civile a fait l'objet d'une enqu�te exhaustive", a rappel� le chef de l'Etat, lundi.
Ce n'est pas la premi�re fois que des soup�ons p�sent sur le pass� de M. Uribe. Il y a trois ans, l'hebdomadaire am�ricain Newsweek publiait un document des services secrets des Etats-Unis, datant de 1991, pr�sentant Alvaro Uribe, alors s�nateur, comme un "ami proche" et un "collaborateur" de Pablo Escobar. M. Uribe y occupe la 82e place sur une liste de personnes li�es au narcotrafic. Son p�re aurait �t� assassin� par les Forces arm�es r�volutionnaires de Colombie (FARC) en raison de ses liens avec les trafiquants. Washington avait pr�cis� qu'il s'agissait d'informations "non encore v�rifi�es".
En juillet 2006, le correspondant du Nuevo Herald avait convaincu Virginia Vallejo de raconter ce qu'elle savait sur le r�le de Pablo Escobar dans les assassinats politiques des ann�es 1980 et sur les complicit�s dont il avait b�n�fici�. Sortie de l'anonymat o� elle vivait depuis la mort de son amant, Mme Vallejo s'�tait alors r�fugi�e aux Etats-Unis. "Ses m�moires personnelles ne m'int�ressent pas. Je n'ai m�me pas lu son livre", affirme Gonzalo Guillen. Menac� de mort, le correspondant doit quitter le pays.
Marie Delcas |
|
|
 |
oppong Invit�
|
Post� le: Jeu Oct 04, 2007 11:37 am Sujet du message: Les Uribe, narco-trafiquants de p�re en fils |
|
|
Je trouve que s'agissant de faits av�r�s, il y a beaucoup de conditionnel dans cet article. Le Monde emploie moins de gants quand il parle des FARC...
Bref qui oserait pr�tendre ajd que Uribe lutte contre le narco-trafic? Le trafic de coca�ne rapporte �norm�ment d'argent aux politiciens colombiens et am�ricains... � condition que ce trafic soit g�r� par les gouvernements en question. Lorsque le trafic est organis� directement par les paysans colombiens avec l'aide des FARC, Uribe ne touche aucune commission! Il n'y a pas de lutte politique contre le trafic de drogue en Colombie, uniquement une lutte � mort contre les paysans et les guerillas.
C'est bien de r�tablir aussi la mort sur l'assassinat du p�re d'Uribe, un vulgaire narco comme son fils. Les politiciens de gauche, honn�tes et soucieux du bien de leur peuple n'ont rien � craindre des FARC.
Que pense le comit� IDF de la d�cision d'Uribe de tout faire pour que l'�missaire des FARC ne puisse pas rencontrer Chavez, et de sa volont� affich�e que les camarades Sonia et Simon Trinidad, kidnapp�s en Colombie, et vendus aux USA ne soient pas lib�r�s, ce qui exclut toute possibilit� d'�change humanitaire? Encore une fois je r�p�te une question � laquelle je n'ai jamais eu aucune r�ponse:
Que diriez-vous si les FARC annon�aient qu'ils excluent d'embl�e Ingrid de tout �change humanitaire? Est-ce-que vous garderiez le silence comme vous le faites depuis des ann�es pour les 2 grad�s de la guerilla? |
|
|
 |
Jorge
Inscrit le: 03 Mar 2006 Messages: 15 Localisation: Ile de France
|
Post� le: Dim Nov 04, 2007 6:40 pm Sujet du message: Uribe contre Coronell par Simone Bruno, 31/10/2007 |
|
|
Lorsque Daniel Coronell se leva avant-hier matin, il se pr�para probablement pour aller recevoir le prix Sim�n Bolivar de meilleur chroniqueur colombien de l�ann�e, il r�fl�chissait peut-�tre � comment il allait s�habiller pour la c�r�monie, il se faisait peut-�tre des illusions en croyant que l��poque o� il dut quitter le pays �tait r�volue. Mais, il ne s�imaginait pas qu�un d�bat de plus d�une heure avec le pr�sident de la R�publique, Alvaro Uribe V�lez l�attendait.
Daniel est un journaliste de la vieille �cole, avec un go�t pour l�investigation - ce qui se refl�te dans ses articles - et pour d�masquer la corruption et les comportements immoraux de ceux qui exercent une fonction publique ou travaillent dans le monde de la finance. Ses enqu�tes sont le fruit d�un travail en �quipe, un groupe avec lequel il est rest� en contact m�me apr�s avoir d� quitter le pays. Aujourd�hui, Daniel est probablement le journaliste le plus influent et le plus lu en Colombie ; le d�bat politique est refl�t� dans ses articles (�).
C�est lui qui a parl�, pour la premi�re fois, aux Colombiens et au monde, de la pr�sence de plusieurs anciens officiers de l�arm�e isra�lienne, comme Yair Klein, dans le Cartel de Medellin. Sa tache �tait d�entra�ner un groupe de sicarios, de tueurs � gage, qui, avec le temps, est devenue l�arm�e paramilitaire la plus sanguinaire et violente du continent.
En 2002, il a �t� le premier � parler d�un h�licopt�re du p�re de l�actuel pr�sident, trouv� dans un des plus grands laboratoires jamais d�couverts de [transformation de la] coca.
Des nouvelles qui ont fait le tour du monde et qui lui ont co�t� tr�s cher.
La derni�re chronique de Daniel fait r�f�rence � un texte �crit par Virginia Vallejo : � Amando a Pablo, odiando a Escobar �. Virginia �tait une c�l�bre pr�sentatrice de t�l�vision dans les ann�es 80, mais elle est surtout connue pour avoir �t� la ma�tresse de Pablo Escobar.
Dans le livre, l�ancienne pr�sentatrice parle de la relation entre le chef du Cartel de Medellin et l�actuel pr�sident de la R�publique qui, � l��poque, �tait le directeur de l�a�ronautique civil.
Le texte de Virginia Vallejo a mis le pr�sident en col�re contre Gonzalo Guill�n, reporter du New Herald en Colombie. Uribe l�a accus� d�avoir �t� le � ghost writer � du livre. Guillen, qui avait d�j� �t� menac� de mort en mai dernier - raison pour laquelle il vivait sous protection � a ni� les accusations sans fondement du pr�sident, mais il a tout de m�me d�cid� de quitter le pays par s�curit�. La Fondation pour la libert� de presse (FLIP) a confirm� que le journaliste a quitt� la Colombie car sa s�curit� est encore plus menac�e suite aux accusations du pr�sident.
La chronique de Daniel reprend le sujet en ajoutant qu�il existe des preuves de la relation entre l�actuel pr�sident et le plus grand narcotrafiquant du monde (Pablo Escobar) et que cette relation va encore plus loin de ce que Virginia Vallejo dit dans son livre.
L�enqu�te a permis � Daniel de trouver un article de 1983 publi� dans le journal El Mundo de Medellin o� on peut lire qu�� un h�licopt�re moderne, propri�t� de Pablo Escobar et pilot� par Jaime Sandoval, avait d�coll� de Medellin � 6h45, pour conduire Santiago (Uribe) en urgence � Medellin pour �tre hospitalis�. Le permis fut octroy� par l�a�ronautique civile, � la demande de l�ancien directeur de l�institution et ancien maire de Medellin, Alvaro Uribe� Toutefois, l�h�licopt�re n�a pas pu atterrir � Yolomb� � cause du mauvais temps et a d� retourner le soir m�me � l�a�roport Olaya Herrera. De retour � Medellin, Uribe V�lez a pris connaissance, dans le hangar m�me, de la gravit� des faits �.
Cette histoire eut lieu le jour o� le p�re et le fr�re, Santiago, du pr�sident Uribe furent victimes d�un attentat. Cette fois, la col�re du pr�sident a pris Daniel Coronell pour cible.
Au cours d�un entretien avec RCN Radio, le chef de l��tat colombien a demand� qu�on appelle Daniel pour un d�bat public. Les journalistes les ont mis en communication et le pays a d� assister � un spectacle d�gradant de 80 minutes o� le pr�sident de la R�publique a insult� l�un des meilleurs journalistes de son pays sans r�pondre � ses questions. � Un dialogue de sourds �, commenta Daniel, au milieu du d�bat.
Le pr�sident, par contre, a d�pass� les bornes, en affirmant : � Les faibles, comme vous, ont tendance � confondre le temp�rament avec la col�re et moi, j�ai un temp�rament tr�s fort �. C�est une des nombreuses phrases que Daniel Coronell a d� dig�rer. Ce commentaire �tait accompagn� d�autres insultes comme celle de � mis�rable � r�p�t�e � plusieurs reprises ou bien : � La seule chose que vous faites c�est de vous cacher derri�res vos privil�ges de journaliste pour me blesser en me calomniant. Laissez un tel cynisme hors de votre, entre guillemets, �thique professionnelle �.
En plus des agressions personnelles envers Daniel, qui, il n�y a pas longtemps, est revenu au pays apr�s l�avoir quitt� en toute h�te en raison d�une s�rie de menaces contre sa vie et celle de sa famille, le journaliste a d� aussi �couter le pr�sident d�clarer en direct : � Vous �tes parti parce que vous �tes un l�che, car ici vous b�n�ficiez de toute la protection imaginable �
Daniel r�pondit ainsi : � En g�n�ral, apr�s de tels litiges avec vous en public, des menaces suivent, comme je l�ai v�cu en 2002. � Ou tout comme en 2005, lorsque les menaces prirent la famille de Daniel Coronell pour cible. Des menaces qui, d�apr�s les recherches qu�il a men�es avec son �quipe, venaient de l�ordinateur d�un proche du pr�sident et de sa famille, nous a-t-il confi� dans une interview r�cente.
� �Cette m�me matin�e, j�ai re�u l�appel le plus effroyable de tous. Un homme, � l�autre bout du fil, m�a racont� que ma fille est arriv�e � l��cole � 7h30, accompagn�e de ma femme et de deux gardes de corps : �ces deux-l� sont de la tarte pour nous � continua le type � tu n�as pas voulu te tirer, fils de pute, on va te rendre ta fille d�coup�e en morceaux. �
� Ils l�ont d�crite dans les moindres d�tails : la fa�on dont elle �tait habill�e, m�me la pince dans ses cheveux �
� A l��poque, j�avais d�j� demand� de l�aide aux autorit�s et, en th�orie, ils pouvaient rep�rer l�origine de tous les appels mais ils n�y sont pas arriv�s �.
� Quelques jours plus tard, l�avocat de notre entreprise, chroniqueur lui aussi du journal El Espectador, a re�u un email qui disait : �Tu vas voir ce qui va arriver � Daniel Coronell cette semaine ou la semaine prochaine�. �
� Gr�ce � l�aide d�un informaticien qui travaille avec nous, nous avons commenc� � remonter la piste de l�email, par nous-m�me, sans l�aide des autorit�s. L�adresse IP du PC d�origine �tait cach�e, (�). Nous avons suivi la fausse adresse IP pendant 4 jours jusqu�� ce que le dimanche d�apr�s, � 16h, le � bip � sonne annon�ant que l�ordinateur d�o� les menaces avaient �t� envoy�es venait de se connecter �
� L�ordinateur appartenait � un ancien parlementaire, bon ami du pr�sident Uribe et de sa famille, Monsieur Carlos Nader Simmonds, qui, dans les ann�es 80, fit un s�jour en prison aux Etats-Unis, apr�s avoir �t� condamn� � 3 ans de prison ferme pour trafic de drogue. Aujourd�hui, il est l�h�te de nombreux aristocrates colombiens log�s fr�quemment dans sa mansion en Espagne, toute proche de celle de Beckham, le joueur de football �
� Je ne comprenais pas ce que ce monsieur voulais obtenir de moi, car je ne l�avais jamais rencontr�. Avec l�aide de la r�daction, on a commenc� � r�colter des informations sur lui �
� Le jeudi suivant, j�avais d�j� un dossier complet sur Carlos Nader et je d�cidai d��crire un article dans la revue Semana pour le d�noncer. Ce m�me jour, je suis all� porter plainte � la police. Il existe une petite incise dans le Code p�nal colombien qui m�a permis de demander une perquisition imm�diate de sa maison. L�article allait �tre publi� ce dimanche-l� et il aurait pu d�truire les preuves. �
� La police a trouv� dans son ordinateur tous les emails mena�ants qu�on m�a envoy�s. Cependant, il est encore libre et il s�est d�fendu en affirmant que beaucoup de gens avaient acc�s � son ordinateur �, y compris les enfants d�Uribe.
Il est extr�mement irresponsable de la part du pr�sident Uribe d�exposer publiquement les journalistes qui ne font que leur travail. Ceci, en Colombie, �quivaut � mettre leur t�te et celles des membres de leur famille sur un stand de tir.
RISAL - R�seau d'information et de solidarit� avec l'Am�rique latine
https://risal.collectifs.net
Source : ALAI, Am�rica Latina en Movimiento (Traduction : G.N., pour le RISAL (https://risal.collectifs.net).
Les opinions exprim�es et les arguments avanc�s dans cet article demeurent l'enti�re responsabilit� de l'auteur et ne refl�tent pas n�cessairement ceux du R�seau d'Information et de Solidarit� avec l'Am�rique Latine (RISAL). _________________ Jorge |
|
|
 |
eret Invit�
|
Post� le: Mar D�c 04, 2007 7:27 pm Sujet du message: rg |
|
|
Juaaaaaaaaaaaazzzzzzzzzzzzzz�
Moi produit du rire ces commentaires, qui n'ont rien voir avec la r�alit� d'un pays dont ils ne connaissent pas ni ils ont v�cu, ou seulement s'enfuient.
Il me donne tristesse que personnes comme vous nourrissent la violence, j'esp�re qu'ils ne soient jamais dans une situation comme celle qui nous ce qui est colombiens nous sommes pass�s� |
|
|
 |
Invit�
|
Post� le: Sam D�c 15, 2007 12:14 am Sujet du message: |
|
|
moi je serais m-sarkosy se serais se que je devrais faire sa me tu que des gens comme sa puissent faire souffrir des personne innocente  |
|
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous pouvez r�pondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas �diter vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|