Mana
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Post� le: Sam Sep 01, 2007 6:07 pm Sujet du message: Chavez invite la gu�rilla colombienne � Caracas, pour parler |
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Chavez invite la gu�rilla colombienne � Caracas, pour parler des otages
LE MONDE | 01.09.07 | 14h21 � Mis � jour le 01.09.07 | 14h21
BOGOTA CORRESPONDANTE
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Au terme d'une br�ve visite � Bogota, vendredi 31 ao�t, le pr�sident v�n�zu�lien, Hugo Chavez, s'est dit pr�t � recevoir � Caracas un dirigeant de la gu�rilla colombienne. Cette rencontre a re�u le feu vert du pr�sident colombien, Alvaro Uribe. C'est avec l'aval de son voisin que M. Chavez tente d'avancer sur la voie d'un accord humanitaire qui permette la lib�ration de 45 otages aux mains des Forces arm�es r�volutionnaires de Colombie (FARC, extr�me gauche).
Le pr�sident fran�ais, Nicolas Sarkozy, lui a demand� d'obtenir une preuve de vie d'Ingrid Betancourt, l'otage franco-colombienne dont on est sans nouvelles depuis quatre ans.
En chemise rouge, souriant et d�tendu, M. Chavez a us� de son charme devant les cam�ras. "Je me sens colombien", a-t-il d�clar� � la descente de l'avion. Il s'est ensuite r�uni avec M. Uribe � Hato Grande, r�sidence pr�sidentielle pr�s de Bogota. La rencontre a dur� plus de sept heures.
En acceptant de s'impliquer dans le dossier des otages, le pr�sident v�n�zu�lien a fait na�tre un immense espoir chez les familles des otages. "Chavez est le seul capable de d�bloquer les choses, les FARC lui font confiance", affirme Gustavo Moncayo, dont le fils, soldat, est aux mains des FARC depuis bient�t dix ans. Juan Carlos Lecompte, mari d'Ingrid Betancourt, se montre plus prudent : "Nous pouvons esp�rer que les FARC seront face � Hugo Chavez moins inflexibles que face � Alvaro Uribe", dit-il.
Les deux pr�sidents se situent aux extr�mes de l'�chiquier politique latino-am�ricain. M. Chavez parle r�volution et socialisme du XXIe si�cle, M. Uribe s�curit� et lutte contre le terrorisme. M. Chavez est la b�te noire des Am�ricains, M. Uribe leur meilleur alli�. Entre les deux pays, qui partagent une fronti�re de 2 000 kilom�tres, les motifs de friction ne manquent pas. Mais, conscients des int�r�ts �conomiques qui les unissent, les deux pr�sidents ont toujours fait preuve d'une grande prudence, voire d'une �tonnante cordialit�. La r�union de vendredi a �t� aussi l'occasion d'annoncer la prochaine inauguration d'un nouveau gazoduc transfrontalier.
A en croire la presse locale, l'organisation de la r�union n'a pas �t� exempte de tensions. Le pr�sident Chavez aurait voulu rencontrer des familles de gu�rilleros emprisonn�s, mais le gouvernement colombien a pr�f�r� �courter la visite. Les m�dias s'interrogent sur les raisons qui ont pouss� Bogota � accepter l'intervention de son voisin et � le laisser s'attribuer un �ventuel succ�s dans la lib�ration des otages. "Uribe est convaincu que Chavez va �chouer comme ont �chou� les autres m�diateurs", confie un haut fonctionnaire, sous couvert d'anonymat. L'Eglise catholique, la France, l'Espagne et la Suisse tentent, depuis des ann�es, d'obtenir que gouvernement et gu�rilla s'assoient � la table des n�gociations.
Pour entamer des pourparlers, les FARC continuent d'exiger que le gouvernement donne l'ordre � l'arm�e de se retirer d'un territoire de 800 km2 dans le sud-est de la Colombie. M. Uribe a r�affirm� vendredi son "refus inamovible" de c�der sur ce point. Autre pierre d'achoppement : l'incarc�ration aux Etats-Unis de deux chefs gu�rilleros. Le pr�sident colombien a rappel� qu'avant de signer l'ordre d'extradition, il avait, sans succ�s, demand� aux FARC de lib�rer les otages.
M. Chavez a indiqu� avoir re�u, juste avant son d�part pour Bogota, une "r�ponse directe du secr�tariat des FARC" (la direction de la gu�rilla) � son offre de m�diation. "Je suis militaire. Ce genre de sujet doit �tre trait� entre chefs", a pr�cis� M. Chavez, �voquant la possibilit� que Manuel Marulanda, le chef des FARC, aille � Caracas.
La veille, le pr�sident v�n�zu�lien a annonc� son intention de gracier 41 paramilitaires colombiens, arr�t�s � Caracas en 2004, accus�s d'avoir complot� contre lui. M. Chavez, qui a r�p�t� trois fois combien il "aime la Colombie", a r�v�l� qu'il interviendrait �galement pour tenter de d�bloquer les n�gociations de paix en cours, � Cuba, entre le gouvernement colombien et la gu�rilla de l'Arm�e de lib�ration nationale (ELN, gu�variste). L� aussi, Bogota a donn� son feu vert.
Marie Delcas |
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