Mana
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Post� le: Jeu Juil 12, 2007 1:48 am Sujet du message: Les FARC annoncent au CICR la restitution des corps de 11 d� |
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les FARC annoncent au CICR la restitution des corps de 11 d�put�s
Par Jean-Luc PORTE AFP - Lundi 9 juillet, 23h59BOGOTA (AFP) -
La gu�rilla des FARC a fait part lundi de sa volont� de restituer les corps de 11 d�put�s provinciaux pris en otages, permettant ainsi aux enqu�teurs d'�claicir les conditions de leur d�c�s qui a fait descendre dans la rue des millions de Colombiens.
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Les rebelles ont contact� le Comit� international de la Croix-Rouge (CICR) pour rendre les corps des otages, a d�clar� lundi � l'AFP le porte-parole du CICR, Yves Heller, pr�cisant que le gouvernement colombien avait donn� son accord.
Le CICR a indiqu� que la gu�rilla des Forces arm�es r�volutionnaires de Colombie (FARC) devait garantir la s�curit� de la commission charg�e de rapatrier les onze victimes. Toutefois, ajoute le CICR, qui "souhaite r�aliser l'op�ration le plus rapidement possible, aucune date, ni aucun lieu n'ont encore �t� fix�s".
Peu apr�s l'annonce du CICR, les FARC ont demand� dans un communiqu� aux m�diateurs de paix fran�ais et suisse ainsi qu'au chef de la d�l�gation du Comit� international de la Croix-Rouge (CICR) d'�tre pr�sents � cette prochaine remise des corps.
Dans ce communiqu�, les FARC appellent les "�missaires des gouvernements de France (M. No�l Saez), de Suisse (M. Jean-Pierre Gontard) et Mme Barbara Hintermann (CICR) (...), � accompagner (le CICR) (...) pour restituer le plus rapidement possible les d�pouilles mortelles des 11 d�put�s du Valle (ouest) � leurs proches".
Mme Ruby Jaramillo, l'�pouse de Nacianceno Orozco, l'un des d�put�s tu�, a confirm� � l'AFP avoir �t� contact�e par le CICR.
"Maintenant nous sommes dans l'attente que la gu�rilla comme le gouvernement colombien fassent les pas n�cessaires pour que nous puissions r�cup�rer les corps et commencer notre deuil". "Il y aura bient�t un mois que mon mari est mort", soupire-t-elle.
Les FARC, premi�re gu�rilla du pays avec 17.000 hommes, r�clament la lib�ration par le gouvernement de 500 des leurs en �change de 45 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Am�ricains.
L'�change devait initialement porter sur 56 otages, mais le 28 juin, les FARC ont annonc� que 11 d�put�s provinciaux retenus depuis cinq ans avaient �t� tu�s dix jours plus t�t "par des tirs crois�s" avec un "groupe militaire non identifi�".
Le gouvernement et l'arm�e avaient imm�diatement d�menti avoir men� une tentative de lib�ration par la force et accus� les gu�rilleros d'avoir assassin� leurs otages.
Depuis la pol�mique entre les deux camps bat son plein.
Le pr�sident colombien Alvaro Uribe n'a de cesse d'accuser "les assassins des FARC" de refuser de livrer les corps, de crainte que les Colombiens ne d�couvrent que les d�put�s ont �t� abattus de sang froid.
De leur c�t�, les rebelles affirment que l'arm�e colombienne a redoubl� ses op�rations, notamment a�riennes, "dans le Sud occidental de la Colombie" (ndlr: vers la fronti�re br�silienne) afin d'emp�cher la restitution des d�pouilles des d�put�s.
Cette pol�mique avait �galement �clabouss� le 1er juillet les pays m�diateurs europ�ens, la France, l'Espagne et la Suisse, accus�s d'"irrespect" par le pr�sident colombien pour avoir "plac� sur le m�me plan" son gouvernement et les FARC.
Dans une d�claration conjointe, les trois pays europ�ens avaient recommand� de faire appel � une commission internationale pour enqu�ter sur la mort des otages.
"Nous ne pouvons pas accepter que ces trois d�l�gu�s pr�tendent amener en Colombie une commission d'enqu�te de droit international pour des Etats en guerre. Ces trois messieurs oublient que nous ne sommes pas en �tat de guerre, mais un peuple d�mocratique victime du terrorisme", avait r�torqu� M. Uribe.
Le 5 juillet, des millions de Colombiens se sont v�tus de blanc et ont march� dans les principales villes du pays pour r�clamer la lib�ration sans condition des quelque 3.000 personnes s�questr�es.
Ces manifestations, d�clench�es par l'annonce de la mort des onze d�put�s provinciaux, ont �t� les plus importantes jamais survenues dans le pays. |
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