Mana
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Post� le: Mer Mai 30, 2007 5:07 pm Sujet du message: Bogota �labore un d�cret-loi qui r�gira la lib�ration des gu |
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Bogota �labore un d�cret-loi qui r�gira la lib�ration des gu�rilleros des FARC
LE MONDE | 30.05.07 | 11h00
BOGOTA CORRESPONDANTE
Les gu�rilleros colombiens se bousculent au portillon pour sortir de prison. Selon le gouvernement, plus d'un millier de membres des Forces arm�es r�volutionnaires de Colombie (FARC, extr�me gauche) incarc�r�s seraient dispos�s � accepter les conditions fix�es par le pr�sident Alvaro Uribe. "Ils ne seront pas tous lib�r�s", a d�clar�, mardi 29 mai, le ministre de l'int�rieur Carlos Holguin, en pr�cisant que la situation des anciens combattants des FARC serait examin�e "au cas par cas".
Le 11 mai, le pr�sident Uribe a cr�� la surprise en proposant de rel�cher tous les gu�rilleros des FARC aujourd'hui incarc�r�s, � la seule condition qu'ils s'engagent � ne jamais reprendre les armes. L'annonce pr�sidentielle a pour objectif avou� de pousser la gu�rilla � lib�rer Ingrid Betancourt et les 55 autres otages politiques en son pouvoir. Mais les observateurs doutent de son efficacit�.
"Les FARC ont toujours exig� de n�gocier un accord", rappelle Carlos Lozano, directeur du journal du Parti communiste colombien, Voz, qui juge "difficile qu'une mesure unilat�rale ait un effet positif".
Sans vouloir en r�v�ler la teneur, M. Uribe invoquait, le 25 mai, une "raison d'Etat" qui l'obligeait � agir tr�s vite et � lib�rer les gu�rilleros avant la date du 7 juin. "Le pr�sident est comme cela", a soupir� le ministre de l'int�rieur, pour tenter de justifier l'urgence.
SCANDALE DES PARAMILITAIRES
Le d�cret-loi qui permettra d'organiser la sortie de prison des gu�rilleros est en cours d'�laboration. M. Holguin a indiqu� qu'ils seraient transf�r�s, � leur sortie de prison, � une "zone de rassemblement temporaire", dont le lieu n'a pas �t� d�fini. Les d�tenus coupables de crime contre l'humanit� devront se soumettre � la loi dite de Justice et paix, qui oblige les anciens combattants � confesser tous leurs crimes pour b�n�ficier d'une peine inf�rieure � huit ans.
Les 90 membres des FARC reclus dans le centre p�nitentiaire de Palogordo, � Giron, dans le nord-est de la Colombie, ont refus�, mardi, la main tendue par le gouvernement. Diego Leonardo, qui s'est pr�sent� comme leur porte-parole, a rappel� la position officielle des FARC, � savoir que seule la n�gociation en territoire colombien d'un "�change de prisonniers" permettra d'obtenir la lib�ration des otages. Selon le quotidien El Tiempo, bon nombre de gu�rilleros sous les verrous partageraient cette position.
Selon la d�claration remise par les d�tenus de Palogordo � la presse, la proposition du chef de l'Etat ne vise pas � faire lib�rer les otages mais � "d�tourner l'attention de la parapolitique" � le scandale des liens entre des milices paramilitaires d'extr�me droite et des �lus de la majorit� pr�sidentielle � et "� cr�er un terrain propice � l'impunit� des hauts fonctionnaires". Parall�lement � la lib�ration des gu�rilleros, le pr�sident Uribe a annonc� son intention de faire lib�rer les politiques accus�s de compromissions avec les paramilitaires.
Deux d�put�s de la majorit� pr�sidentielle ont demand� au ministre de l'int�rieur et au haut commissaire pour la paix du gouvernement, Luis Carlos Restrepo, de venir expliquer la "raison d'Etat" qui pousserait � lib�rer de pair paramilitaires et gu�rilleros. MM. Holguin et Restrepo sont attendus la semaine prochaine au Congr�s.
Marie Delcas |
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