Mana
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Post� le: Jeu Mai 17, 2007 2:31 pm Sujet du message: Un otage de la gu�rilla colombienne dit avoir vu Ingrid Beta |
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Un otage de la gu�rilla colombienne dit avoir vu Ingrid Betancourt en vie
LE MONDE | 17.05.07 | 09h57 � Mis � jour le 17.05.07 | 10h58
Tr�s affaibli et amaigri, dans son uniforme, Jhon Pinchao raconte ses huit ans et demi de captivit� aux mains des gu�rilleros des Forces arm�es r�volutionnaires de Colombie (FARC, extr�me gauche). Il vient de r�ussir l'exploit d'�chapper � ses ravisseurs. "J'esp�re que, par ma faute, mes camarades, ne vont pas souffrir", dit l'homme dans un sanglot, au cours d'une conf�rence de presse improvis�e (audio ; video), mercredi soir 16 mai. Jhon Pinchao craint les repr�sailles des FARC.
Trois fois, les journalistes l'interrogent sur la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et les trois Am�ricains aux mains des FARC. "Une fois j'ai �t� avec eux", r�pond-il. Tout � son r�cit, il encha�ne sur les probl�mes de sant� des otages en g�n�ral.
Lorsqu'une journaliste revient gentiment � la charge et lui demande "Quand avez-vous vu Ingrid et ses camarades pour la derni�re fois ?", l'homme r�pond :"le 28 avril dernier". C'est la date de son �vasion.
Dans l'assistance, le doute s'installe : a-t-il bien compris la question ? Entre-temps, il a crois� "une fois" Clara Rojas, l'assistante d'Ingrid Betancourt. "Elle a eu un enfant, confirme l'ex-otage. Il doit avoir trois ans. Il s'appelle Emmanuel."
POSSIBILIT� D'AMNISTIE
Sous-officier de police, Jhon Pinchao avait 24 ans quand il a �t� captur� par la gu�rilla. Il ne conna�t pas son fils qui va bient�t avoir 9 ans. Sa famille n'avait re�u aucun signe de vie depuis plus de quatre ans.
Son p�re et sa m�re, Rosa, ont milit� en faveur de "l'�change de prisonniers" exig� par les FARC. La joie des Pinchao est indicible, les familles des 57 otages politiques encore aux mains des FARC la partagent ce mercredi soir.
Jhon Pinchao avait �t� fait prisonnier le 1er novembre 1998, lors de l'attaque men�e par les gu�rilleros contre la base militaire de Mitu, � 600 km au sud-est de Bogota. Des indig�nes l'auraient retrouv� non loin de l�, ext�nu� apr�s 17 jours de marche dans la for�t amazonienne.
Averti, un d�tachement de la police a recueilli leur coll�gue. Transf�r� � Bogota, Jhon Pinchao a �t� hospitalis� pour un contr�le m�dical. Dans la soir�e, il a �t� re�u par le pr�sident Alvaro Uribe.
Le ministre des relations ext�rieures, Fernando Araujo, qui a lui-m�me pass� six ans aux mains des FARC avant de s'�chapper le 31 d�cembre 2006, s'est r�joui de la nouvelle. "Quand j'�tais otage, j'�coutais souvent � la radio les messages que la famille de Jhon lui faisait parvenir, des messages d'espoir et de force", a d�clar� M. Araujo.
Des programmes de radio permettent aux familles de parler � leurs proches en captivit�. Des 61 policiers captur�s en m�me temps que Jhon Pinchao, 54 ont �t� lib�r�s en juin 2001. Un officier est mort en 2006 en captivit�. Les cinq autres attendent au fond de la for�t que des n�gociations s'engagent pour leur lib�ration.
Le 11 mai, le pr�sident Uribe avait �voqu� la possibilit� de rel�cher unilat�ralement des gu�rilleros emprisonn�s pour inciter les FARC � lib�rer leurs otages. Haut Commissaire pour la paix du gouvernement, Luis Carlos Restrepo a entam� des consultations pour d�finir les m�canismes juridiques applicables � amnistie ou suspension de peine � pour lib�rer les gu�rilleros.
La liste de prisonniers concern�s sera �tablie dans une deuxi�me �tape. M. Restrepo a pr�cis�, mardi, que tous les d�lits �taient susceptibles d'�tre amnisti�s. "Nous attendons un geste de r�ciprocit� des FARC", a-t-il ajout�. L'�vasion de Jhon Pinchao va-t-elle pousser les FARC � la conciliation ? Rien n'est moins s�r.
Marie Delcas, � Bogota |
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