Mana
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Post� le: Mer Mai 16, 2007 5:23 pm Sujet du message: Arrestation de responsables politiques colombiens li�s aux p |
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Arrestation de responsables politiques colombiens li�s aux paramilitaires
LE MONDE | 15.05.07 | 15h25 � Mis � jour le 15.05.07 | 15h25
BOGOTA CORRESPONDANTE
Entre r�v�lations, arrestations et annonces de rebondissements, les Colombiens vivent au rythme du scandale de la "parapolitique", c'est-�-dire des compromissions entre milices paramilitaires et hommes politiques. Lundi 14 mai, la Cour supr�me a ordonn� la d�tention de cinq parlementaires, en raison de leurs liens pr�sum�s avec des chefs paramilitaires aujourd'hui d�mobilis�s et incarc�r�s. Quatre s�nateurs ont �t� d�tenus au cours de la journ�e. Des mandats d'arr�t ont �galement �t� d�livr�s contre une quinzaine de personnalit�s politiques locales.
Cette vague d'arrestations a �t� suscit�e par le "pacte de Ralito". Au terme de cet accord secret, politiques et chefs des Autod�fenses unies de Colombie (AUC) se fixaient pour objectif, en 2001, de "refonder le pays" et de mettre en place un "nouveau contrat social". Usant de la terreur et de la menace, les milices d'extr�me droite faisaient �lire les candidats de leur choix dans les r�gions qu'ils contr�laient. Dans le cadre des n�gociations de paix engag�es avec le pr�sident Alvaro Uribe (droite), les paramilitaires ont d�pos� les armes en 2006. Mais leurs amis politiques ont gard� leurs si�ges.
ASSASSINATS COMMANDIT�S
Depuis six mois, la Colombie d�couvre - ou fait mine de d�couvrir - les complicit�s tiss�es entre les "paras" et les �lus. L'existence du pacte de Ralito a �t� r�v�l�e en novembre 2006 par un s�nateur de la majorit� pr�sidentielle, Miguel de la Espriella. Huit parlementaires de la majorit� �taient alors arr�t�s. M. de la Espriella lui-m�me a �t� appr�hend� lundi.
Egalement s�nateur, mais membre du Parti lib�ral (opposition), Juan Manuel Lopez Cabrales est lui aussi parti en prison. Tentant de justifier sa conduite, il avait affirm� ne s'�tre rendu � Ralito que pour tenter d'amadouer Salvatore Mancuso, le chef des AUC, qui avait mis sa t�te � prix. M. Lopez Cabrales n'a pas convaincu la justice. "Tous les signataires du pacte de Ralito ont agi de leur plein gr�", assure le pr�sident de la chambre p�nale de la Cour supr�me, Alfredo Gomez.
Les arrestations de lundi interviennent alors que l'hebdomadaire Semana publie le contenu de conversations t�l�phoniques intercept�es et apparemment filtr�es par la police. Elles confirment que les chefs paramilitaires continuent de diriger leurs entreprises criminelles depuis la prison. Assassinats et livraisons de coca�ne seraient commandit�s depuis les cellules du centre p�nitentiaire d'Itagui, dans la r�gion de Medellin, o� sont incarc�r�s les chefs paramilitaires.
Lundi soir, le ministre de la d�fense, Juan Manuel Santos, a annonc� la destitution du chef de la police et menac� les chefs paramilitaires de sanctions drastiques. Le plus c�l�bre d'entre eux, Salvatore Mancuso, doit �tre de nouveau entendu par la justice, mardi 15 mai. Il a annonc� qu'il r�v�lerait toutes les complicit�s dont ont b�n�fici� les AUC. Des g�n�raux hauts plac�s, des hommes d'affaires, des entreprises et d'autres personnalit�s politiques pourraient � leur tour se trouver �clabouss�s par le scandale.
Le vice-pr�sident de la R�publique, Francisco Santos, a �voqu� la possibilit� que finissent sous les verrous "entre trente et quarante parlementaires".
Marie Delcas |
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