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[quote="Mana"]Au moins 10 000 personnes auraient �t� victimes des crimes des milices. Les horreurs des paramilitaires colombiens exhum�es Par Michel TAILLE QUOTIDIEN : samedi 26 mai 2007 San Onofre envoy� sp�cial Quatre ans apr�s la disparition de son fils, Fidencio Berrio ne sait toujours pas o� est son corps. L'ouvrier de San Onofre, une petite ville de la c�te cara�be de Colombie, raconte comment les milices paramilitaires l'ont emmen� pour un voyage sans retour, alors qu'il �tait parti souhaiter la bonne ann�e � sa fille. �Qui sait comment ils l'ont tu�, se demande le quinquag�naire. Ceux qu'ils emmenaient au Palmar n'en ressortaient plus.� [b]Tortur�e.[/b] A dix minutes de la mairie, l'immense ferme du Palmar a servi, � partir de 2000, de centre d'op�ration local aux Autod�fenses unies de Colombie (AUC), les milices antigu�rilla financ�es par le narcotrafic et les grands propri�taires, qui ont compt� jusqu'� 15 000 hommes dans tout le pays. Leur lutte contre les �subversifs� a vite touch� de simples militants de gauche, des syndicalistes et les paysans des zones d'influence de la gu�rilla. �Ils tuaient simplement pour voler ou parce qu'on venait leur r�clamer un mort�, raconte Fidencio Berrio, sur le seuil de terre battue de sa maison. Depuis la d�mobilisation des milices, n�goci�e avec le pr�sident Alvaro Uribe et officiellement achev�e dans tout le pays l'an dernier, la justice a retrouv� au Palmar et ses alentours pr�s de 150 corps enterr�s dans des fosses communes. Dans la morgue improvis�e de l'hacienda, non loin des �curies o� avaient �t� enterr�es plusieurs victimes, des dizaines de corps ont d� �tre expos�s pour des examens sommaires sous la chaleur carib�enne, avant le transport � Bogot� pour l'identification. �Les cadavres �taient d�membr�s, raconte une des l�gistes. Ils ont sans doute �t� tu�s � coup de battes.� Le territoire colombien pourrait �tre cribl� de dizaines de �Palmar� : selon le procureur g�n�ral de l'Etat, Mario Iguar�n, il y aurait au moins 10 000 disparus, peut-�tre le double, massacr�s et enfouis dans les jungles ou les montagnes. La plupart des fosses r�cemment retrouv�es l'ont �t� sur les indications de paramilitaires repentis (lire ci-contre). A San Onofre, les civils ont subi la terreur du chef local Rodrigo Pelufo, un ancien paysan surnomm� Cadena (�la Cha�ne�), devenu, comme la plupart des chefs des AUC, un ca�d de la coca�ne. Les plages paradisiaques de Rinc�n del Mar, � une vingtaine de minutes du Palmar, servaient � la fois de lieu de f�te et de port d'embarquement de la drogue. Le fils de Maruja Vega, qui avait r�cup�r�, en p�chant, un sac de poudre perdu, a fait l'erreur de ne pas le ramener � son propri�taire : �Ils l'ont emmen� au Palmar... Puis j'ai re�u une lettre qui me disait que ce n'�tait plus la peine de le chercher�, raconte Maruja. Elle n'a pas insist� : une autre femme qui s'�tait montr�e trop curieuse, savait-elle, avait �t� tortur�e pendant trois jours. Les l�vres cousues au fil de fer. Fidencio Berrio est l'un des rares � avoir os� porter plainte. Pour rien : �Les policiers d�jeunaient avec les paramilitaires sur la place du village�, raconte-t-il. Par app�t du gain ou pour une poign�e de votes, presque toutes les autorit�s locales ont particip� � l'emprise des AUC sur la r�gion. �Le juge n'�tait pas dans son bureau... Il d�jeunait au Palmar�, d�nonce Lorenza Cardenas, qui n'a retrouv� de son fils � parti � la recherche d'un ami assassin� � que du sang sur le sable. Fugitif. Le maire actuel, Jorge Blanco, �a �t� �lu par les paramilitaires�, dit Marcos G�mez, un ex-conseiller municipal. Son principal opposant a �t� abattu. Le troisi�me candidat en lice a pr�f�r� se retirer. Vendredi, gr�ce aux t�moignages de repentis, Jorge Blanco a finalement �t� arr�t�. Comme le fut son pr�d�cesseur, ainsi que trois des quatre d�put�s du d�partement et un s�nateur. Tous auraient profit� de la campagne sanglante des AUC. Cette complicit� n'�tait un myst�re pour personne. En f�vrier 2003, le seul maire d'opposition de la c�te cara�be, Tito D�az, l'a d�nonc�e publiquement devant le pr�sident colombien. En pure perte : Tito D�az sera assassin� un mois plus tard. �Combien de morts aurions-nous pu �viter si le pr�sident n'avait pas fait la sourde oreille ?� se demande son fils, Juan David, � la t�te d'un mouvement de victimes. Malgr� la d�mobilisation, les membres de son mouvement ont d�j� re�u des menaces d'un certain Front social pour la paix. Le fugitif Salvador Arana, ex-gouverneur du d�partement et commanditaire pr�sum� de l'assassinat de Tito D�az, est soup�onn� de faire rena�tre ces troupes paramilitaires. A San Onofre, les nouvelles milices pourraient facilement recruter les �d�mobilis�s� d'hier, dans un village o� beaucoup de jeunes ont d�j� servi les AUC. �Ils s'offraient d'eux-m�mes, rappelle un habitant d'un quartier pauvre. Pour avoir les 300 000 pesos [110 euros] par mois� pay�s par la milice[/quote]
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Mana
Post� le: Sam Mai 26, 2007 9:38 pm
Sujet du message: Au moins 10 000 personnes auraient �t� victimes des crimes d
Au moins 10 000 personnes auraient �t� victimes des crimes des milices.
Les horreurs des paramilitaires colombiens exhum�es
Par Michel TAILLE
QUOTIDIEN : samedi 26 mai 2007
San Onofre envoy� sp�cial
Quatre ans apr�s la disparition de son fils, Fidencio Berrio ne sait toujours pas o� est son corps. L'ouvrier de San Onofre, une petite ville de la c�te cara�be de Colombie, raconte comment les milices paramilitaires l'ont emmen� pour un voyage sans retour, alors qu'il �tait parti souhaiter la bonne ann�e � sa fille. �Qui sait comment ils l'ont tu�, se demande le quinquag�naire. Ceux qu'ils emmenaient au Palmar n'en ressortaient plus.�
Tortur�e.
A dix minutes de la mairie, l'immense ferme du Palmar a servi, � partir de 2000, de centre d'op�ration local aux Autod�fenses unies de Colombie (AUC), les milices antigu�rilla financ�es par le narcotrafic et les grands propri�taires, qui ont compt� jusqu'� 15 000 hommes dans tout le pays. Leur lutte contre les �subversifs� a vite touch� de simples militants de gauche, des syndicalistes et les paysans des zones d'influence de la gu�rilla. �Ils tuaient simplement pour voler ou parce qu'on venait leur r�clamer un mort�, raconte Fidencio Berrio, sur le seuil de terre battue de sa maison.
Depuis la d�mobilisation des milices, n�goci�e avec le pr�sident Alvaro Uribe et officiellement achev�e dans tout le pays l'an dernier, la justice a retrouv� au Palmar et ses alentours pr�s de 150 corps enterr�s dans des fosses communes. Dans la morgue improvis�e de l'hacienda, non loin des �curies o� avaient �t� enterr�es plusieurs victimes, des dizaines de corps ont d� �tre expos�s pour des examens sommaires sous la chaleur carib�enne, avant le transport � Bogot� pour l'identification. �Les cadavres �taient d�membr�s, raconte une des l�gistes. Ils ont sans doute �t� tu�s � coup de battes.� Le territoire colombien pourrait �tre cribl� de dizaines de �Palmar� : selon le procureur g�n�ral de l'Etat, Mario Iguar�n, il y aurait au moins 10 000 disparus, peut-�tre le double, massacr�s et enfouis dans les jungles ou les montagnes. La plupart des fosses r�cemment retrouv�es l'ont �t� sur les indications de paramilitaires repentis (lire ci-contre).
A San Onofre, les civils ont subi la terreur du chef local Rodrigo Pelufo, un ancien paysan surnomm� Cadena (�la Cha�ne�), devenu, comme la plupart des chefs des AUC, un ca�d de la coca�ne. Les plages paradisiaques de Rinc�n del Mar, � une vingtaine de minutes du Palmar, servaient � la fois de lieu de f�te et de port d'embarquement de la drogue. Le fils de Maruja Vega, qui avait r�cup�r�, en p�chant, un sac de poudre perdu, a fait l'erreur de ne pas le ramener � son propri�taire : �Ils l'ont emmen� au Palmar... Puis j'ai re�u une lettre qui me disait que ce n'�tait plus la peine de le chercher�, raconte Maruja. Elle n'a pas insist� : une autre femme qui s'�tait montr�e trop curieuse, savait-elle, avait �t� tortur�e pendant trois jours. Les l�vres cousues au fil de fer.
Fidencio Berrio est l'un des rares � avoir os� porter plainte. Pour rien : �Les policiers d�jeunaient avec les paramilitaires sur la place du village�, raconte-t-il. Par app�t du gain ou pour une poign�e de votes, presque toutes les autorit�s locales ont particip� � l'emprise des AUC sur la r�gion. �Le juge n'�tait pas dans son bureau... Il d�jeunait au Palmar�, d�nonce Lorenza Cardenas, qui n'a retrouv� de son fils � parti � la recherche d'un ami assassin� � que du sang sur le sable.
Fugitif. Le maire actuel, Jorge Blanco, �a �t� �lu par les
paramilitaires�, dit Marcos G�mez, un ex-conseiller municipal. Son principal opposant a �t� abattu. Le troisi�me candidat en lice a pr�f�r� se retirer. Vendredi, gr�ce aux t�moignages de repentis, Jorge Blanco a finalement �t� arr�t�. Comme le fut son pr�d�cesseur, ainsi que trois des quatre d�put�s du d�partement et un s�nateur. Tous auraient profit� de la campagne sanglante des AUC.
Cette complicit� n'�tait un myst�re pour personne. En f�vrier 2003, le seul maire d'opposition de la c�te cara�be, Tito D�az, l'a d�nonc�e publiquement devant le pr�sident colombien. En pure perte : Tito D�az sera assassin� un mois plus tard. �Combien de morts aurions-nous pu �viter si le pr�sident n'avait pas fait la sourde oreille ?� se demande son fils, Juan David, � la t�te d'un mouvement de victimes.
Malgr� la d�mobilisation, les membres de son mouvement ont d�j� re�u des menaces d'un certain Front social pour la paix. Le fugitif Salvador Arana, ex-gouverneur du d�partement et commanditaire pr�sum� de l'assassinat de Tito D�az, est soup�onn� de faire rena�tre ces troupes paramilitaires.
A San Onofre, les nouvelles milices pourraient facilement recruter les �d�mobilis�s� d'hier, dans un village o� beaucoup de jeunes ont d�j� servi les AUC. �Ils s'offraient d'eux-m�mes, rappelle un habitant d'un quartier pauvre. Pour avoir les 300 000 pesos [110 euros] par mois� pay�s par la milice
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