AgirpourIngrid.com - Paris/Caracas- 14/05/08
Le président équatorien Rafael Correa a promis mercredi de "redoubler d’efforts" pour obtenir la libération des otages en Colombie, après un entretien à Paris avec la famille d’Ingrid Betancourt.
Rafael Correa, qui avait rencontré la veille le président Nicolas Sarkozy, a vu mercredi le fils et l’ex-mari d’Ingrid Betancourt , Lorenzo et Fabrice Delloye, ainsi qu’Astrid Betancourt, soeur de l’otage des FARC depuis plus de six ans.
"Je les ai assurés que j’allais redoubler d’efforts pour la libération des
otages", a dit Rafael Correa lors d’une conférence de presse clôturant une tournée de trois jours à Madrid, Bruxelles et Paris destinée à contrer "la campagne de calomnies" menée selon lui par la Colombie contre son pays.
Il a souligné la "vision partagée par la France" de la nécessité d’une
"solution pacifique" à la crise des otages, rappelant qu’il y avait des
Equatoriens parmi les otages des FARC mais également des groupes paramilitaires d’extrême droite et des bandes criminelles.
"Nous allons continuer à essayer de rentrer en contact avec les FARC pour les otages. S’il faut trouver un intermédiaire, nous le ferons sans demander d’autorisation (NDLR à la Colombie) car nous sommes un pays souverain", a affirmé Rafael Correa. Le président équatorien s’est dit "convaincu qu’il n’y a pas de volonté politique (du président colombien) Alvaro Uribe pour une libération des otages" en Colombie. Il a répété que le dialogue avec la guérilla avait été rompu après "l’assassinat" par la Colombie du numéro 2 des FARC Raul Reyes lors d’un raid colombien en territoire équatorien.
De son côté, le président du Venezuela Hugo Chavez a assuré son homologue français Nicolas Sarkozy qu’"en dépit de tout", il continuerait à "faire tout (son) possible non seulement pour obtenir la libération d’Ingrid Betancourt, mais aussi de toutes les personnes qui se trouvent aux mains des FARC dans la jungle colombienne".
La conversation entre les deux présidents a eu lieu alors qu’Hugo Chavez se trouvait dans l’Orénoque (sud-est du Venezuela), pour une visite de gisements pétroliers avec le Premier ministre portugais José Socrates. "Nous continuerons à tenter d’établir le contact avec les FARC", a ajouté le chef de l’Etat vénézuélien.




Signalez un bug