IngridBetancourt-idf.com - Paris - 21/11/07
Depuis deux semaines, la venue d’Hugo Chavez en France était particulièrement attendue par les proches d’Ingrid Betancourt : l’espoir était né que le président vénézuélien arriverait en France, avec des preuves de vie. Logiquement, l’absence de ces preuves a bel et bien été une déception. Toutefois, les différentes annonces réalisées dans le cadre de la visite officielle d’Hugo Chavez, n’ont pas manqué de remettre l’espoir au goût de ce jour spécial. Nous voulons croire que nous sommes toujours dans la dernière ligne droite de notre combat.
La famille d’Ingrid Betancourt a eu la possibilité de s’entretenir avec le président vénézuélien, en milieu d’après-midi. Elle avait auparavant été reçue au Palais de l’Elysée, par le Président Sarkozy. Le président français a réaffirmé l’absolue nécessité de preuves de vie d’Ingrid Betancourt et nous nous réjouissons de pouvoir continuer à compter avec le soutien si actif du président français : nous sommes convaincus que l’engagement français est toujours aussi déterminé que déterminant.
D’autre part, la rencontre avec Hugo Chavez a également suscité un fort regain d’optimisme. Bien qu’il n’ait pas amené de preuves de vie, le leader vénézuélien s’est dit décidé à aller au bout de ce qu’il considère comme son "obsession". Il a également déclaré que le chef historique des FARC, Manuel Marulanda, s’était engagé à ce que les preuves de vie d’Ingrid Betancourt ainsi que d’autres otages parviennent "avant la fin de l’année 2007". Le Comité de soutien attend et espère que la guérilla colombienne tiendra sa parole et n’invoquera pas le moindre prétexte pour se défiler face à ses responsabilités.
La famille d’Ingrid Betancourt a fait part de sa réaction, à l’égard des preuves de vie. Fabrice Delloye, son ex-mari et père de ses deux enfants a expliqué que la non-arrivée de preuves de vie voudrait dire "qu’il est arrivé quelque chose à Ingrid et aux autres otages, et que les Farc nous baladent et n’ont aucune parole". Mélanie Betancourt a, elle expliqué qu’il était "parfois dur d’être patient : dès que [la preuve de vie] arrivera, on pourra vraiment sentir que les choses avancent".
Enfin, Hugo Chavez a annoncé son intention de rencontrer directement Manuel Marulanda, une rencontre qui pourrait avoir lieu si "les FARC libèrent d’abord un premier groupe d’otages", unilatéralement, en geste de bonne volonté, conformément à la demande du président colombien Alvaro Uribe. Hugo Chavez a précisé que le nombre de personnes intégrant ce groupe n’était pas encore défini avant d’évoquer "les femmes et les enfants", en priorité.
Pour sa part, le gouvernement colombien a confirmé la nécessité de ce geste de bonne volonté avant d’ajouter que "cette réunion se réalisera avec l’engagement des FARC d’initier un processus de paix. Le Président Alvaro Uribe a manifesté sa disposition à aller à une rencontre similaire, préalable à la libération de tous les otages et dans le cadre d’un processus de paix". Bogota a également rappelé que "la médiation [d’Hugo Chavez] doit avoir une limite dans le temps, fixée à la fin du mois de décembre". Le moment même où les preuves de vie d’Ingrid Betancourt et d’autres otages devraient nous parvenir, si les FARC respectent leurs engagements.
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Contact presse : Hervé Marro (06.88.79.11.23.) et Anne-Colombe de la Taille (06.09.80.59.26.)








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