AgirpourIngrid.com - Paris - 23/02/08
La famille d’Ingrid Betancourt, l’ex-otage Consuelo Gonzalez, le Maire de Paris Bertrand Delanoë, le chanteur Renaud, l’écrivain Marek Halter, le Comité de soutien et plus de 2.500 manifestants (selon la Préfecture de Police) ont formé samedi 23 février, une chaîne humaine "de l’Espoir", autour de l’Hôtel de Ville de Paris, à l’occasion des six ans de prise d’otage d’Ingrid Betancourt.
Cette chaîne humaine était le point d’orgue d’une semaine de mobilisation de la famille et du Comité de soutien. Le but annoncé était, à travers ce mano-a-mano de grande ampleur, de ne pas laisser passer une once de temps supplémentaire pour Ingrid comme pour tous les otages.
"C’est un jour difficile pour nous mais j’ai de l’espoir", a affirmé Mélanie Delloye-Betancourt, la fille d’Ingrid, entourée de son frère Lorenzo, de son père Fabrice, et de l’ex-parlementaire Consuelo Gonzalez.
"Otage depuis 2.191 jours", affichait au-dessus d’elle le compteur placé en haut de la photo géante de sa mère, citoyenne d’honneur de Paris, ornant la façade de l’Hôtel de Ville. "J’ai de l’espoir et cet espoir a un visage : c’est celui de Consuelo avec son sourire et sa force", a-t-elle dit, également entourée du Maire de Paris
Bertrand Delanoë, de l’écrivain Marek Halter et du chanteur Renaud.
"Paris rassemblé pour l’essentiel, la vie, la liberté. (...) Paris engagé pour le respect de tous les otages et de la dignité humaine", a déclaré Bertrand Delanoë, rendant hommage au "courage" de la famille. Pour sa part, Lorenzo Delloye-Betancourt a tenu à rappeler que "Consuelo est la preuve qu’un dialogue peut marcher. Elle est la preuve que la mobilisation internationale peut marcher".
Pour mémoire, Consuelo Gonzalez a été libérée en janvier avec Clara Rojas, ex-directrice de campagne d’Ingrid Betancourt, plus de six ans après avoir été enlevée par les FARC. Elle est à Paris pour une durée de 10 jours avec sa fille Patricia, à l’invitation du Comité de soutien.
Très applaudie par des dizaines de personnes venues soutenir la famille, Consuelo s’est une nouvelle fois voulue "optimiste" pour la libération d’Ingrid Betancourt et de tous ses anciens "compagnons qui vivent dans des conditions atroces dans la jungle", certains enchaînés par le cou. "Je suis venue remercier la France, le président Nicolas Sarkozy et le peuple français pour sa mobilisation", a-t-elle déclaré.
Elle a ensuite été reçue en compagnie de la famille d’Ingrid Betancourt, au Palais de l’Elysée, par Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni, très investie dans ce dossier et qui faisait ainsi sa première apparition officielle.
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, avait également reçu au Quai d’Orsay le 22 février, Consuelo Gonzalez, et l’avait assurée de la "détermination" de la France à trouver une solution humanitaire pour la libération des otages.


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