AgirpourIngrid.com - Paris - 17/06/08
Le Comité de soutien tient à faire part de sa consternation face à une nouvelle révoltante : l’ex-otage et policier John Pinchao est privé de sa liberté d’expression par sa hiérarchie. Il n’a pour ainsi dire pas le droit de s’exprimer devant les médias, en dépit de la parution de son livre en France.
Le 7 mai dernier, les Editions Florent Massot publiaient le témoignage Evadé de l’enfer de John Pinchao, ancien otage des FARC pendant près de 9 ans, libre suite à une véritable évasion-épopée. Best-seller de l’année en Colombie, le Comité de soutien attendait sa parution avec la plus grande impatience tant son récit était crucial pour que les citoyens français aient la possibilité de connaître plus concrètement le quotidien de tout otage des FARC.
Le Comité de soutien était d’autant plus impatient que John Pinchao a été un grand ami et confident, un soutien essentiel, d’Ingrid Betancourt lorsqu’ils ont partagé leur calvaire. Il lui a ainsi dédié son livre et Ingrid Betancourt parlait de lui dans ces termes, dans sa lettre de preuve de vie :
"Tous les jours, tu me demandes comment est ma vie. Je sais que Pinchao t’a donné beaucoup de détails, et je le bénis et le remercie de t’avoir tout raconté… Il est important que tu apportes du crédit à ce qu’il te racontera… J’ai une grande admiration pour Pinchao. Ce qu’il a réussi est héroïque… Dis-lui combien je l’aime et que j’ai prié Dieu pour qu’il survive à son exploit. "
Il nous est impossible de comprendre les raisons de cette censure glaciale : cet homme au courage extraordinaire, rescapé d’une tragédie faite de frustrations et traumatismes, n’a-t-il pas gagné le droit à une liberté pleine et entière, sans la moindre entrave ? Son témoignage essentiel doit être entendu comme un acte militant pour la libération de tous les otages. Dès lors, nous demandons à sa hiérarchie de lui permettre de s’exprimer, sans le moindre frein, compte tenu de son statut particulier.
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