AgirpourIngrid.com - Paris - 19/06/08
La presse colombienne a été hier la drôle de tribune de déclarations et contre-déclarations déconcertantes, à propos de la mort d’un membre du Secrétariat des FARC.
En début d’après-midi (heure française), le président colombien Alvaro Uribe fait part à des journalistes colombiens d’une information selon laquelle un membre du Secrétariat des FARC serait mort, suite à des combats avec l’armée colombienne… ou vénézuélienne. La déclaration ne manque pas de surprendre, d’autant plus que le flou réside autour de l’endroit où le cadavre aurait été trouvé : un temps, il fut dit « non loin de la frontière colombiano-vénézuélienne » puis « en territoire vénézuélien ». Méli-Mélo, quand tu nous tiens.
Le président colombien ne manque cependant pas de déclarer, toujours à des journalistes colombiens, qu’une enquête a été ouverte pour déterminer s’il s’agit d’Ivan Marquez ou de Timochenko, tous deux membres du Secrétariat des FARC. Une fois encore, la version changera puisqu’il sera ensuite dit que l’enquête vise finalement à établir la véracité de la mort d’Ivan Marquez. Cafouillage, quand tu nous prends.
Le patatras de déclarations est installé et bien décidé à trouver une conclusion aussi détonnante. En fin d’après-midi, le commandant des forces armées colombiennes, Freddy Padilla conçoit la nécessité d’entrer en scène. Son annonce, à la surprise générale, va à l’encontre des propos tenus plus tôt par le président colombien : tous les éléments précédents sont à oublier puisque l’éventuelle mort d’Ivan Marquez n’est qu’une rumeur. Comble du comble, Freddy Padilla ajoute que ce bruit de jungle a été alimenté par des médias vénézuéliens – qui ne s’étaient pas exprimé sur la question. Pataquès, quand tu exploses.
Il faut bien une morale à ce qui n’est pourtant pas une fable. Et pour en finir avec ces mots si proches des maux, Jean de la Fontaine prescrivait : « Il est bon de parler et meilleur de se taire ».
SUR LE MÊME SUJET :




Signalez un bug