AgirpourIngrid.com - Bogota - 04/06/08
Le président colombien Alvaro Uribe a offert l’exil, aux guérilleros des FARC qui accepteraient de déserter et de libérer leurs otages.
"Pour qu’il n’y ait pas le moindre doute, le gouvernement est disposé à ce que le guérillero, aussitôt après la libération, soit mis à bord d’un avion pour gagner un autre pays qui pourrait être la France", a déclaré Alvaro Uribe, dans une déclaration à la radio Caracol de Bogota.
Les FARC réclament la libération de 500 guérilleros contre un groupe de 39 otages parmi lesquels figure l’ancienne candidate à la présidence Ingrid Betancourt , de nationalités francaise et colombienne, enlevée il y a plus de six ans.
Alvaro Uribe s’est dit "prêt à définir un mécanisme" juridique pour garantir la liberté conditionnelles de ces guérilleros. "Espérons qu’ils nous écoutent dans la montagne. Libérez les otages, s’il vous plaît", a-t-il encore ajouté. Ce n’est pas la première fois que la Colombie a proposé aux rebelles, avec l’accord des autorités françaises, de profiter de leur liberté en France.
Alvaro Uribe a également rappelé avoir créé un fonds de 100 millions de dollars, afin d’offrir une récompense financière aux guérilleros repentis. Il a également affirmé qu’un rebelle avait déjà appelé le commissaire du gouvernement pour la paix, Luis Carlos Restrepo, afin de le questionner sur ces récompenses. "Un guérillero a appelé le commissaire pour se renseigner", a-t-il dit.
Il a enfin souligné qu’il maintenait sa "confiance" dans la médiation proposée par trois pays européens, l’Espagne, la Suisse et la France, ainsi que dans celle de l’Eglise - refusée par les FARC, laissant de côté le Venezuela et l’Equateur, pourtant disponibles.
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